‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 16 sur 256 · T. I, p. :ji · texte numérisé non relu

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3. Dans la Tlu'bakli', toujours un personnage de la dernière scène apparaît au commencement de l'acte suivant. Il en est de même dans AIrxandrc, ou tout au moins le i)ersonnage qui paraît au début d'un acte est annoncé à la lin de l'acte précédent.

■i. T. III, p. iSÎJ.

V). T. Il, p. 3(;t), 307.

Racine a donc })Oi'tc allèg-riMnent tli's chaînes (|ui embariassaient Corneille : la conclusion à en tirer, c'est qu'en fait de règles théâtrales, ce (jui convient à Tun gêne l'autre; il ne faut donc pas imposer d(;s lois (pii sont qu(>l(]uetbis très nuisibles, sans jamais servii' à grand 'chose.

Mais, dira-t-on, elles servent à ({uelque chose : les tragédies de Racine ont gagné à son respect absolu des règles : elles sont peu chargées d'événements, et suitout très claires, d'un plan facile à suivre. Soit, mais cette clarté peut être aussi bien une (pialité naturelle à Racine qu'une conséquence de l'application des unités. De plus, les tragédies de Racine sont-elles plus scéniques, plus émouvantes que celles de Corneille? Non, sans doute. Donc, à quoi bon des règles qui ne rendent pas forcément une pièce attrayante, sans lesquelles une pièce peut intéresser? Elles n'ajoutent à la tragédie que le mérite de la difficulté vaincue; mais condjien sont vaincus par la difficulté? Racine a réussi : soit, mais Corneille a échoué. Donc les règles, obstacles dangereux même pour les génies, étaient infranchissables pour les talents à venir. En somme, la tragédie y a plus perdu que gagné; il y a au théâtre assez de conventions indispensables, pour qu'on ne s'en impose pas de gratuites.

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