‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 160 sur 256 · Christine, a. V, se. i · texte numérisé non relu

Christine, a. V, se. i

3. Saint-Marc Girardin, Littérature dramatique, t. I, p. 53. •4. Marion Delorme, a. IV, se. vu.

Pourtant, ils ont tiré souvent de ce procédé des effets gracieux : par exemple, ce mot charmant de naturel de dona Sol à Hernani,

Comme vous êtes grand ^ !

et surtout le délicieux couplet de Rodolfo à Gatarina : « Comme tout est calme et charmant autour de toi! A quelque chose de sacré qui est répandu dans l'air de cette chambre, Gatarina, on sent que tu l'habites jour et nuit. Gette chambre est pleine de tous les parfums de ton âme ^. » Le romantisme cherche donc la vérité des caractères dans l'union de l'âme et du corps. Gette dualité dans l'unité morale d'un personnage a un autre résultat : « Les hommes et les événements, mis en jeu par ce double agent, passent tour à tour bouff'ons et terribles, quelquefois terribles et bouff'ons tout ensemble... les hommes de génie, si grands qu'ils soient, ont toujours en eux leur bête, qui parodie leur intelligence ^ »

Gette théorie, discutable dans sa forme exagérée, est vraie au fond : tout homme, si grand qu'il soit, a ses moments de défaillance; la tragédie nous montrait des héros toujours en représentation : le drame nous les présente avec leurs faiblesses, leurs petitesses môme "*.

Gette idée, émise par V. Hugo, était si juste qu'elle

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