‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 168 sur 256 · TRIBOULET · texte numérisé non relu

TRIBOULET

C'est en faire un moulin.

V. Hugo a voulu surtout développer en lui un défaut et un vice, Tinsolence, la méchanceté. Insolent envers tous, même le roi ^ et méchant; joignant d'une façon même un peu forcée, l'insolence à la méchanceté contre Saint-Vallier, Triboulet devient une sorte de Galiban déchaîné, maître de Prospero : « Le roi, dans les mains de Triboulet, n'est qu'un pantin tout-puissant qui brise toutes les existences au milieu desquelles le bouffon le fait jouer -. » D'un mot on peut faire l'analyse de ce rôle : François I" s'agite et Triboulet le mène.

Quant à son caractère, il est également très simple et ne se compose que de deux passions : la haine pour ceux qui le pervertissent tous les jours :

Ah ! la nature et les hommes m'ont fait Bien méchant, bien cruel, et bien lâche en effet, etc. *

et un amour paternel exalté, que l'on a accusé d'exagé-

1. Qu'il fait bon vivre, Quel bonheur! — Je crois bien, Sire, vous êtes ivre.

(P. 362; cf. p. 371.)

Page 1