‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 170 sur 256 · T. II, p · texte numérisé non relu

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Plus loin, Tdboulet prie Dieu de

Garder de toute haleine impure, même en rêve, Pour qu'un malheureux père, à ses heures de trêve, En puisse respirer le parfum abrité, Cette rose de ji:ràce et de virginité *.

Le sentiment paternel chez le bouffon est un peu déformé par le moule étrange dans lequel le poète Ta jeté. Chez lui, cet amour est la revanche et le soulagement du cœur oppressé par la haine qui le remplit -.

Quand sa fille lui est enlevée, on reproche à Triboulet d'être aveuglé, dans sa douleur et dans sa colère : « Il devrait ne songer qu'au déshonneur de sa fille, il devrait pleurer sa vertu profanée \ » Mais il ne croit pas son malheur aussi complet : il ne songe qu'au rapt et non pas au viol ^. Aussi est-il tout naturel, « quand sa fille s'élance hors de la chambre du roi, éperdue, égarée, en désordre », que le premier sentiment de Triboulet soit la joie de la retrouver. Cet amour, loin d'avoir la brutalité de l'instinct, a des délicatesses exquises ■*. Triboulet aime dans sa fille le souvenir de la femme qu'il a perdue *^, et trouve dans sa passion, de

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