Brame, t. III, p
Mendiant de Murillo. Triboulet ne doit pas faire école.
L'homme, nous l'avons vu, n'est guère flatté dans cette psychologie. Le romantisme avait réservé le beau r(Me à la fenmie ; prenant « la Belle et la Bête comme type de l'humanité », il laissait à l'homme le rôle de la Bête, et destinait galamment l'autre à la femme : « Le premier type, dégagé de tout alliage impur aura en apanage tous les charmes, toutes les grâces, toutes les beautés; il faut qu'il puisse créer un jour Juliette, Desdemona, Ophelia \ » Quand nous aurons dit que dans aucun drame nous n'avons trouvé de Desdemona, c'està-dire de femme aimant son mari, toutes nos réserves seront faites ~; car, des critiques que nous avons adressées jusqu'ici aux caractères, aucune ne peut porter contre les héroïnes romantiques, contre ces très simples femmes, qui n'ont plus rang de princesses et qui, quoique petites bourgeoises, nous intéressent, nous émeuvent.
<( La figure de Kitty Bell, cette... terrestre sœur d'Eloa, est dessinée avec la plus idéale pureté^ », mais aussi avec un certain réalisme. Kitty Bell, en effet, si idéalisée qu'elle soit, touche à terre pourtant : elle n'éprouve pas seulement des douleurs morales ; elle souffre aussi physiquement dans son cœur : c'est une àme troublée dans un corps souffrant; sa douleur est donc doublement touchante :
KITTY BELL, effrcujée. « Oh! mon Dieu! encore en