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i)ES caractï;r!:s 'il
plus gnuiil iiiérile de ces tmits iiiituivls, chez nos tragiques, est dans leur rareté. Enfin, si nos deux poètes ont consenti ii montrer, comme à regret l'iiilluence de Tànie sur le corps, jamais ils n'ont iii(li([U('' l'effet contraire '.
A quoi cela tient-il? est-ce au rang même de leurs héros? Peut-être : les tragiques semblent admettre ({u'uu roi ne doit pas être soumis aux exigences de son corps. Agamemnon pont ])ien éveiller hii-nième son confident Arcas, mais non pas se faire réveiller par lui.
On peut étendre à toute la tragédie la remai'que que Corneille a faite sur son propre théâtre : presque tons ses personnages sont des rois et des reines, ou. (|ui mieux est, des Romains, c'est-à-dire des êtres supérieurs en majesté même aux princes. C'est Emilie (pii nous l'apprend -. Pourquoi toujours des rois, des princes, des cjupereurs, des reines? Craignait-on de faire déroger la tragédie, en présentant de simples gentilshommes? Corneille, le seul (pii ait essayé d'expli- ({uer cette habitude, ne nous en donne pas des raisons l)ien convaincantes : « La tragédie, dit-il dans la préface de Don Sanche % ne peut se passer de l'histoire, et l'histoire dédaigne de marquer les malheurs qui n'arrivent pas à quelque grande tête. » Il reconnaît pourtant lui-même, et par deux fois, que
■1. Sauf une seule exception, dans le monologue de don Diègue : Mon bras Iraliit donc ma querelle