‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 186 sur 256 · La fierté, p. 44, l'orgueil patriotique, i · texte numérisé non relu

La fierté, p. 44, l'orgueil patriotique, i

émeuvent et nous charment plus que les héros classiques. Les procédés sont violents, brutaux même, mais le but final est atteint; le spectateur est si vivement ému que les adversaires mêmes de la première heure, ne pouvant nier la puissance de l'effet produit, crient à l'exagération : « Vers la fin, on a une certaine secousse de nerfs de quelques minutes ' ; — ce n'est pas d'une tête médiocre que sont sorties... six scènes dans six drames, qui afTectent le système nerveux, mais qui ne disent rien à l'âme? - » Admettons ce dernier mot, quoique trop sévère; si ces drames ne disent rien à l'âme, ils parlent au cœur. Il n'y a pas que des émotions excessives dans les pièces les plus sombres; on y trouve toujours quelque jolie scène de comédie amoureuse, joie de l'oreille et des yeux.

Même en supposant que, dans ces drames, toute la psychologie soit condamnée décidément par la postérité, spectateurs et lecteurs, il restera toujours, pour les sauver de l'oubli, de superbes duos d'amour.

l.M.D. Nisard, lettre au directeur de la Revue de Paris, Mélanges, t. II. 2. Id., Mélanges, t. II, p. 85.

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