‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 188 sur 256 · Théâtre, t. I, p · texte numérisé non relu

Théâtre, t. I, p

DE l'histoire 231

faute d'argent pour acheter une horloge d'Italie^; ce détail intéressant nous apprend (jue les horloges coûtaient encore fort cher ^.

Nous voyons aussi que le bilboquet vient d'être inventé et fait fureur \ ou encore « que la noble-rose n'est pas démonétisée comme l'écu sol et le ducat polonais, et qu'elle vaut douze livres '', » que les fraises gaudronnées sont abandonnées pour les collets renversés à l'Italienne ^.

Ce souci de la précision dans Tinfiniment petit est tel que dans Caligula nous voyons les jeunes Romains lire les Actes Diurnaux ^' dans la boutique d'un barbier, ou plutôt d'un tondeii?' "; on lit au-dessus de sa porte : « Bibulus tonsor ^ », et l'on pourrait même s'étonner qu'on parle français devant une boutique si scrupuleusement latine, ou que Lépidus parle d'aller prendre un bain dans des balnea ^.

Cette préoccupation excessive de l'archéologie éclate surtout dans le costume. Dans l'étude des caractères, placée en tête de la Maréchale d'Ancre, A. de Vigny insiste autant sur les vêtements que sur les qualités du comte de Fiesque : « Habit de courtisan recherché, attitude de raffiné d'honneur. Rubans et nœuds galants de couleurs tendres. Une aiguillette zinzolin jaune et noire,

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