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DE l'histoire ^49
se vante de gouverner l'esprit de la reine « par l'ascendant d'un esprit fort sur le plus ftiible K »
C'est là l'histoire de Louis XIII, sur lequel les romantiques se sont acharnés : A. de Vigny, dans Cinq-Mars, V. Hugo, dans Marion Delorme, A. Dumas, dans la Jeunesse des Mousquetaires, ce dernier portant le coup final : le pauvre roi est trompé par tout le monde, surtout par sa femme ^.
Pour Louis XIV, ce n'est pas, bien entendu, le Roi Soleil que l'on nous montre. Dans la Jeunesse de Louis XIV, nous ne trouvons guère, en fait d'histoire, que l'acte d'audace contre le Parlement ^ et la légende de l'en-cas "". Mais la comédie humiliante que le roi joue devant Mazarin ^, et, en revanche, la hauteur qu'il montre envers son ministre^, sa douleur en voyant qu'il va être roi ', et surtout sa clémence pour Condé sur le conseil de Mohère ^, tout cela mérite qu'on applique à Dumas le mot final de sa pièce : « Voilà pourtant comme on écrit l'histoire » dans ce théâtre.
Le Régent, on ne sait trop pourquoi, est presque peint en beau; sans doute, nous le voyons, dans le
\, Vig-ny, t. 1, p. 301. « L'absence de Louis XllI, dans le di-anie de A. de Vigny, tient peut-être plus à une opinion politique qu'à une combinaison littéraire. L'auteur, royaliste, comme Je l'ai dit, aura mieux aimé laisser la royauté dans la coulisse, que de montrer au public sa face pâle et tachée de sang. » (Dumas, Mémoires, t. VIII, p. 171.) C'est, croyons-nous, une erreur. Dumas ne connaissait pas le Journal d'un Poète.