‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 209 sur 256 · Id., t. m, p. \m · texte numérisé non relu

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sont pas là paroles do poètes, mots en l'air. V. Hugo se rend compte de la gravité de cette tentative : « Il s'interroge avec sévérité et recueillement sur la portée philosophique de son œuvre; car il se sait responsable, et il ne veut pas que cette foule puisse lui demander compte un jour de ce qu'il lui aura enseigné K »

Dieu le veut : dans les temps contraires, Chacun travaille, et chacun sert; Malheur à qui dit à ses frères : Je retourne dans le désert.

Malheur à qui prend ses sandales, Quand les haines et les scandales Tourmentent le peuple agité; Honte au penseur qui se mutile, Et s'en va, chanteur inutile, Par la porte de la cité ^.

Vers 1830, les idées du triumvirat romantique étaient celles de la jeunesse libérale. En matière de religion, le scepticisme, affaire de mode, nous l'avons vu, chez Dumas, était plus raisonné chez les deux autres. V. Hugo y avait été amené par son éducation : « Son royalisme était le royalisme voltairien de sa mère : le trône sans l'autel \ »

A. de Vigny constate que la religion est abandonnée, qu'elle ne peut plus fournir de sujets à l'art : « Les chefs des partis catholiques prennent aujourd'hui le catholicisme comme un mot d'ordre et un drapeau; mais quelle foi ont-ils dans ses merveilles, et comment suivent-ils sa loi dans leur vie? » — « Les artistes le mettent en lumière comme une précieuse médaille et se plon-

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