‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 212 sur 256 · Journal, p · texte numérisé non relu

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matin on se bat. Les ouvriers sont d'une bravoure de Vendéens; les soldats, d'un courage de garde impériale : pauvre peuple, grand peuple, tout guerrier ^ » Il ne garde plus, après cette crise, qu'un penchant à la commisération pour la royauté : « La vue des Bourbons me donne toujours un sentiment mélancolique ^. » Et son amour même pour la noblesse, déjà affaibli par l'éducation paternelle^, finit par disparaître, absorbé par un sentiment plus noble encore :

Si l'orgueil prend ton cœur, quand le peuple me nomme, Que de mes livres seuls te vienne ta fierté ! J'ai mis sur le cimier doré du gentilhomme, Une plume de fer qui n'est pas sans beauté! *

V. Hugo et A. Dumas, qui n'avaient pas les mêmes raisons pour bouder ou aimer la royauté, vinrent à la démocratie par un autre chemin ; tous deux fils de généraux, ils furent séduits, comme tant d'autres alors, par la légende qui commençait, et qui devait aboutir au bonapartisme démocratique de Béranger; ils prirent leur part de « ce qu'il inspirait d'idolâtrie au peuple, qui ne cessa de voir en lui le représentant de l'égalité victorieuse '" » .

Nous retrouvons longtemps après, en 1831, un souvenir de cet enthousiasme romantique et populaire dans Dumas : « Peut-être demandera-t-on pourquoi j'ai mis dans la bouche de Napoléon des pensées de

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