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l'école contraire. S'il est mixte, l'admiration ne sera jamais « générale ».
Quant à la plaidoierie du poète, elle est inacceptable ; car, dans l'espèce, son client a tous les torts : il était riche, et a gaspillé sa fortune^; la société n'est pas chargée de réparer les folies de jeunessse. De plus, la partie adverse est tellement attaquée qu'on est tenté de prendre sa défense ~. « Il faudrait, comme lui disait M. de Barante, être impartial, et, par exemple, dans cette cause, on pourrait accuser les ouvriers de bien des torts. — Le sermon, répond A. de Vigny, la satire, la comédie ne doivent pas avoir d'impartialité! Le devoir, à mon sens, d'un poète, d'un écrivain, d'un orateur, est d'être partial ^. » Nous voilà donc prévenus, ce n'est pas la vérité que nous entendrons dans les drames romantiques (car ici, en réahté, A. de Vigny parle pour tous), nous n'y verrons tout au plus que la moitié de la vérité : le poète n'est pas un juge, c'est un avocat. Nous trouvons la même partialité dans V. Hugo et A. Dumas.
Toutes les thèses que V. Hugo a développées autre part, il les a au moins rappelées, et quelquefois soutenues dans son drame : en particulier, l'idée à laquelle il s'est longtemps dévoué, l'abolition de la peine de mort, indiquée en passant par A. de Vigny ^ chez V. Hugo ou bien remplit tout un drame ou bien appa-