‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 222 sur 256 · Id., t. III, p · texte numérisé non relu

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son œuvre : on songe, en lisant Marion Delorme, au passage des Chants du Crépuscule, qui, écrit en 1835, l'année d'Angelo, contient pourtant aussi tout le plan de Marion Delorme :

Cette fange, d'ailleurs, contient l'eau pure encore. Pour que la goutte d'eau sorte de la poussière. Et redevienne perle en sa splendeur première, II suffit, c'est ainsi que tout remonte au jour, D'un rayon de soleil, ou d'un rayon d'amour.

Mais, si l'étude psychologique est bien faite, si le poète sait nous montrer, avec une connaissance délicate du cœur féminin, les premières hésitations de Marion Delorme devant un sentiment dont elle n'a connu encore que la comédie S puis la passion purifiée et forte, la thèse me semble discutable; faire de Marion un instrument de Dieu -, c'est abuser un peu du « spiritus flat ubi vult », et, quant au fameux vers qui contient l'idée de la pièce :

. ton amour m'a fait une virginité ',

le spectateur reste un peu sceptique : on comprend que l'amour fdial ou l'amour maternel puissent purifier une àme souillée; mais comment l'amour de Marion, qui ne va pas sans hypocrisie, pourrait-il effacer les

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