Drame, t. II, p
Çà, je crois qu'il me fait de la théologie. Serait-ce un huguenot?
Cf. p. 192, 235,
0 mon Didier! je suis indigne, vile, infâme!
Mais ce que Dieu peut faire avec des mains de femme,
Je te le montrerai.
traces d'autres amours? C'est de rhomœopathie en matière de passion ; mais le principe « similia similibus curantur » ne semble pas topique : quoi que fasse Marion, elle est obligée de répéter à Didier des mots qu'elle a déjà dits à d'autres. La comédie de l'amour, qu'elle jouait par métier, est devenue la réalité, mais une réalité souillée ;i l'avance. L'idée de ce drame est donc généreuse, mais fausse.
De même pour Antony : l'idée générale est fort acceptable, mais l'application particulière n'en vaut rien. Qu'on ne rende pas un enfant responsable de la faute de ses parents, rien de mieux; mais qu'Antony ait raison dans ses déclamations contre la société, c'est autre chose. « J'ai voulu, dit -il, forcer les préjugés à céder devant l'éducation.... Arts, langues, science, j'ai tout étudié, tout appris.... Dons naturels ou sciences acquises, tout s'effaça devant la tache de ma naissance : les carrières ouvertes aux hommes les plus médiocres se fermèrent devant moi : il fallait dire mon nom, et je n'avais pas de nom \ » Antony aurait deux fois raison, s'il pouvait nous citer une carrière qui soit fermée aux enfants naturels. Dans le drame, au contraire, nous le voyons accueilli partout, et, dans les salons de la vicomtesse de Lacy, on annonce fort bien « Monsieur Antony- ».
Mais on le calomnie, on lui dit : « Honte à toi qui ne peux pas avouer à la face de la société d'où te vient ta fortune! ^ » Mme de Camps le dit tout haut : « N'est-