‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 224 sur 256 · Jd., p · texte numérisé non relu

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ce point un problème... vivant au milieu de la société, qu'un homme riche, dont on ne connaît ni la famille, ni l'état ^ »

Tout cela n'est-il pas très raisonnable? La société doit s'inquiéter de l'honorabilité de ses membres. Le grand tort d'Antony n'est pas d'être un enfant naturel, mais d'accepter une pension d'une famille qui le désavoue. a II existe un homme chargé, je ne sais par qui, de me jeter tous les ans de quoi vivre un an^. » Pourquoi ramasse-t-il l'argent qu'on lui jette? « A vos parents, dit-il à Adèle, il fallait un nom... et quelle probabilité qu'ils préférassent à l'honorable nom d'Hervey le pauvre Antony?^ » Mais justement il n'est pas pauvre : il vit comme un homme riche, et cela est suspect : de pareilles ressources sont fort aléatoires, et peut-être déshonnêtes. Pour que la thèse d'A. Dumas fût discutable, il faudrait nous montrer Antony vivant de son travail, et cela lui serait facile, puisqu'il a « tout appris ». Alors il aurait le droit d'attaquer une société qui le repousserait par un injuste préjugé ^

Lamartine avait donc raison de protester, de rappeler les romantiques à la bonne voie, et de leur dire : « C'est à populariser des vérités, de l'amour, de la raison, des sentiments exaltés de religion et d'enthousiasme, que ces génies populaires doivent consacrer leur puissance à l'avenir ^. »

Les romantiques, reconnaissons-le, s'étaient trompés

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