Drame, t. 11, p
Ces murs, baignés sans cesse et de sang et de pleurs, Ces tombeaux des vivants, ces l)astilles allVcusos S'écrouleront bientôt sous des mains généreuses '.
Enfin, si le romantisme a essayé quelquefois, trop souvent même, non pas d'intéresser par des études psychologiques sérieuses, mais d'amuser, grâce à des intrigues embrouillées, des situations forcées, des coups de théâtre romanesques, il serait injuste pour cela d'inscrire dans son répertoire les pièces où, sans auciuie préoccupation artistique, auteurs et directeurs n'ont cherché qu'une seule chose : l'argent.
Leur drame n'est pas père du mélodrame, qui existait avant eux. Pixérécourt en avait déjà donné des modèles dès 1793 ■-.
La véritable influence du romantisme est pins grande : il a renouvelé le théâtre, en rendant désormais impossible tout retour à la formule classique. A pai'tir de 1830, nous ne trouvons plus de tragédie véritalde. Ceux même qui protestent contre la révolution littéraire subissent pourtant Tinfluence de ses doctrines.
Casimir Delavigne n'a jamais appartenu au Cénacle, et pourtant nous pouvons noter dans son théâtre un acheminement progressif vers le drame •\ Dans ses