‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 236 sur 256 · A. I, se. III · texte numérisé non relu

A. I, se. III

Chateaubriand, supprimer ce qui, dans sa pièce, pourrait paraître une allusion politique *, respecter les unités : il est plus romantique que classique, lorsqu'il montre au troisième acte une colline couverte de lévites jouant de la harpe. Sa Pythonisse ressemble aux sorcières de Macbeth -.

Dans Norma (6 avril 1831), malgré le confident Flavius et la confidente Glotilde, malgré le « songe » du deuxième acte, et le « récit » du cinquième, nous ne pouvons découvrir une tragédie, puisque « des apparitions fantastiques traversent la scène jusqu'à l'entrée des deux Romains ».

Enfin, dans le Gladiateur (24 avril 1841], quoique la Revue de Paris déclarât que Soumet « chastement drapé dans sa robe classique, a vu passer sans le suivre le torrent du drame moderne ^ », le poète, fidèle jusquelà à l'alexandrin, l'abandonne décidément pour l'hexamètre nouveau, et écrit des vers sans hémistiche, comme ceux-ci :

Mais mon nom d'esclave est plus noble et plus flatteur '. Prends-y garde : il est très dangereux de lui plaire ^. Oui, son bonheur... et vous seule pouvez le faire '^

Ou avec enjambement :

Albin de vous servir est trop préoccupé Pour se méprendre '.

d. Notamment a. III, se. vi.

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