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3. Il ne connaissait encore de Ponsard que Lucrèce et Agnès de Méranie.
ceux qui semblaient combattre l'iiinovation prenaient involontairement sa marche, et lors même que des réactions ont été tentées, elles n'ont eu quel(|ue succès qu'à la condition d'emprunter la plus essentielle de ses formes ' . »
Si l'influence du romantisme sur le théâtre de 1830 à 1840 est indéniable, il n'en est pas de môme depuis, semble-t-il; on pourrait se demander si le drame a tenu ses promesses et rempli les espérances de ses p;u'tisans ; le Moniteur, très sagement, faisait^ à propos d'Hernani, des réserves sur l'avenir du nouveau système : (( C'est au temps seul à décider si l'ouvrage, de tout point remarquable, dont il s'agit, n'excitera qu'une curiosité passagère, ou si, prenant place parmi les modèles, il est destiné à devenir modèle à son tour -. »
Avant de répondre à cette question, il est nécessaire d'en poser une autre : l'art doit-il être indéfiniment l'imitation d'un type particulier du beau, une fois trouvé? Le but de l'artiste doit-il être de faire école? Kien n'est plus pernicieux pour l'art. Le génie est essentiellement créateur. Le chef-d'œuvre doit sortir des règles connues, être énorme, au sens étymologique du mot. Pourquoi foire du Corneille, refaire du Racine? Nous avons les originaux : à quoi bon les copies? Si Ton se sert du moule créé par Corneille et perfectionné par Racine, on aura beau en tirer de nouvelles épreuves à l'infini, on n'aura que des reproductions de moins en moins délicates du type primitif. Admettons qu'un homme de talent comme Grébillon ait du se con-