‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 24 sur 256 · Ibid., V · texte numérisé non relu

Ibid., V

l'empereur ^ C'est un ambitieux sans vergogne, qui va jus(|a^à l)làmer Pauline de ne pas lui avoir résisté, quand elle aimait Sévère. Il se reproche à lui-même devant sa fille,

Do n'avoir pas aimé la vertu toute nue,

et pousse rindélicatesse jusqu'à préparer une entrevue entre Pauline et Sévère : sans doute il connaît la vertu de sa fille; mais ne serait-il pas un peu gêné lui-même s'il devait préciser devant son gendre ce conseil vraiment bien vague, et d'une délicatesse suspecte :

Ménage en ma faveur l'amour qui le possède 2.

Il ne voit qu'une chose, son avancement, et son avancement par sa fille. Si Polyeucte mourait, se dit-il,

Et si par son trépas l'autre épousait ma fille, J'acquerrais bien par là de plus puissants appuis ^.

Si au moins Félix sacrifiait délibérément Polyeucte à son intérêt, il y aurait là quelque chose de tragique : Félix serait un scélérat. Mais, au contraire, il est bonhomme, au fond; non seulement il aime sa fille, mais il chérit même son gendre, et trouve que ce nom a quelque chose de « doux ^ ». Il parle naturellement avec une bonhomie comique ^. Si parfois il change de langage ''' pour riposter avec l'énergie fière d'un don

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