Philosophie, t. H, p. 20p
critiques de Scudéry , Corneille répondait par trois années de silence, trois années dans sa pleine maturité, au moment où il composait presque un chef-d'œuvre par an. Peut-être, ajoutait Boileau pour consoler Racine,
Ta plume, aux censeurs de Pyrrhus Doit les plus nobles traits dont tu peignis Burrhus.
En revanche, nous devons aux attaques contre Phèdre les douze années d'inaction qui suivirent.
Les romantiques se résignèrent moins facilement; aux attaques violentes ils répondirent violemment. On ne peut que le regretter. Les observations avaient été des provocations : les réponses furent des ripostes. Nous n'avons pas à décider de quel côté dans ce duel étaient les torts; mais nous serions assez de l'avis de Ponsard : (( Quelle raison a-t-on d'outrager un homme qui a passé victorieusement par les douleurs de la composition, et de le traiter un peu plus mal que s'il avait manqué à sa parole, ou ruiné deux ou trois familles? ^