‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 252 sur 256 · Th. Gautier, Histoire du Romantisme, p · texte numérisé non relu

Th. Gautier, Histoire du Romantisme, p

loge comme un nœud de vipères, a été accueillie par de vifs applaudissements et de francs éclats de rire, » à la reprise du 4 décembre 1837 '. L'erreur de Gennaro, croyant que Lucrèce est sa tante, ce mot qui était souligné jadis comme une maladresse de Fauteur, prenait, dans la bouche de Frederick Lemaître, quelque chose d'effrayant : « Vous rappelez-vous ce rôle de Gennaro dans Lucrèce Borgia, et comme il criait ce mot terrible : « Ah ! vous êtes ma tante ! " »

Le vers qui excitait les scrupules littéraires de Mlle Mars :

Vous êtes mon lion superbe et généreux !

passait : pourquoi siffler chez V. Hugo ce qu'on applaudissait chez Racine ^?

Enfin et surtout, on prêtait plus d'attention au fond même du drame, aux doctrines politiques, démocratiques.

Trente ans après ces luttes, jugeant d'un esprit calme la révolution qu'il avait dirigée, V. Hugo écrivait : « 1830 a ouvert un débat, httéraire à la surface, social et humain au fond. Le moment est venu de conclure. Nous concluons à une littérature ayant ce but : le peuple ''. »

Le peuple sentit que ce théâtre était en partie fait

Page 1