‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 253 sur 256 · LE ROMANTISME DEVANT LE PUHLIC · texte numérisé non relu

LE ROMANTISME DEVANT LE PUHLIC

poiii' lui : Uiiy Blas, presque tombé à la Renaissance, se relevait à la Porte-Saint-Martin : « On comprend ([\\r la bonne compagnie repoussa avec dégoût cette reine se roulant à terre devant ce cadavre de laquais en livrée, tandis qu'un public en blouses et en casquettes est émerveillé d'entendre un valet régenter, insulter de grands seigneurs, et de le voir devenir l'amant d'une reine : effet d'optique! Tout change suivant le point de vue K »

C'était donc à la foule, à la jeunesse libérale que s'adressaient les tirades antiroyalistes des ces drames, et tandis que Hernani s'écriait :

Crois-tu donc que les rois à moi me sont sacrés?

(( on rassasiait sa vue du drapeau tricolore ([ui tombait en faisceaux sur l'ancienne loge royale, maintenant déserte, dépouillée de ses draperies de pourpre et de ses fleurs de lis. Quant au spectacle en lui-même, il fallait qu'il offrît quelque analogie avec les événements arrivés la veille, il fallait qu'il remuât quelques fibres patriotiques, pour empêcher l'impatience et l'ennui'. »

1. T. Sauvage, dans le Moniteur du 30 août 1840. Cf. encore cette ligne : « Là-bas, on sifflait :

.\fTreuse compagnonne, Dont le menton fleurit et dont le nez trognonne; »

sans comprendre l'allusion. Cf. Y. Hugo avant 1830, p. IJOl.

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