‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 34 sur 256 · M. Taine, Nouveaux essais, p · texte numérisé non relu

M. Taine, Nouveaux essais, p

7. « J'avais copié mes personnages d'après le plus grand peintre de l'antiquité. » T. II, p. 250.. « C'est Agrippine surtout que je me suis efforcé de bien exprimer. » IbicL, p. 252.

Agrippine s'était prostituée à Pallas : elle l'avoue sans employer de gros mots ^ ; elle l'avoue à son fils; n'est-ce pas indiquer suffisamment cette impudeur que Tacite dévoile brutalement? « Néron n'est plus un sophiste », dira-t-on ~. Et toute son entrevue avec Junie? Et sa réponse à Agrippine, que Sénèque, avec tout son esprit, ne désavouerait pas? « Néron n'est plus artiste? » Et ce couplet si curieux, qui vaut toutes les pages écrites sur l'esthétique de l'empereur ^?

Trouve-t-on que Néron parle trop bien, « que- cet art et ce tact du monde l'ont tout entier transformé ^? » Nous avons déjà constaté à Rome l'existence d'une société raffinée, d'une cour où l'art de bien dire a dû paraître, puisque c'est une fleur de cour, si nous en croyons M. Taine. Néron enfin n'est-il pas poète ^? Histoire ancienne, ou histoire contemporaine, la préoccupation de Racine est toujours la même ". Et, sans pousser la finesse d'odorat aussi loin que Jules Janin, qui « sent le Coran dans Rajazet, autant qu'il retrouve la Rible dans Athalie ^ », on peut dire que la pièce ne dément pas la préface \ Il n'est même pas nécessaire d'écouter cette tragédie à côté d'une personne grave par profession (comme Jules Janin près de Lamennais)

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