T. m, 1). iOl. — Cf. la remarque de Voltaire
iNTÉRirr Di: la tragédie oo
manque de naturel, l'emphase maladroite des comédiens de l'Hôtel *. Sans doute ils essayaient quelquefois de donner l'illusion, mais gauchement ~.
Enfin Molière, pour augmenter l'émotion, probablement, allait jus([ii'à employer, dans son débit, certain procédé dédaigné maintenant ". Le vers de Corneille y prêtait un peu : il est très scénique '. Comment les acteurs le disaient-ils? Il n'est guère possible de le savoir. Quel effet produisaient-ils en le disant? Nous avons liidessus quelques renseignements.
D'abord, écoutons avec confiance Cornedle, toujours si plein de bonne foi dans ses confidences sur lui-même. Il n'a malheureusement parlé qu'une seule fois de l'émotion excitée par ses tragédies. Les spectateurs frémissaient, nous dit-il, à voir pour la seconde fois Rodrigue et Chimène en présence. Mais pourquoi? Ils ne se
1. Montfleury ne manque jamais de faire remarquer tous les beaux endroits de ses rôles. (D. de Visé, cilé par M. Marty-Laveaux, Corneille, t. VI, p. 452.) n Mets la main au côté, fais les yeux furibonds. Marche un peu en roi de théâtre. » Fourberies de Scapin, a. I, se. vu. Molière était, quand il ne jouait pas lui-même la tragédie, de l'avis de Shakspeare [llamlct, a. UI, se. ii).
2. Dufresne agitait son casque à plumes rouges pour souligner ce vers :
Et sa tète à la inain, <lomandant son 'salaire...
(Corneille, t. UI, p. 393.}
Baron, suivant une anecdote assez improbable, pâlissait et rougissait pour commenter (à contre-sens, du reste), les vers connus du même récit, p. 392.