‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 53 sur 256 · T. Il, p. 8C-10S · texte numérisé non relu

T. Il, p. 8C-10S

lu. T. II, p. 114.

de réflexion pour le spectateur ' » ; tous défauts amenés par une foi aveugle dans les règles : « En France, le zèle pour soutenir ces règles fameuses n'existe pas seulement chez les érudits ; c'est l'affaire de la nation entière. Tout homme Lien élevé qui a sucé son Boileau avec le lait, se tient pour le défenseur-né des unités dramatiques '. » Les Français, de plus, ont le tort de confondre la froideur et la majesté dans la forme comme dans le fond. L'alexandrin en est la cause ^, et son pkis grand défaut est de fuir le mot propre pour la périphrase ^. De là la froide éloquence des personnages '".

La psychologie tragique est gênée par le respect des bienséances ^. On invente un personnage de pure convention : le confident'. L'antique Fatalité ne dirige plus ni les événements ni les esprits, et n'est pas remplacée par l'idée moderne de la Providence.

L'histoire est faussée dans les événements et les caractères •'', et jamais la tragédie n'ose s'aventurer dans l'histoire moderne ^.

Le ré({nisitoire est donc bien complet : de plus, après avoir critiqué le passé du théâtre, Schlegel annonçait son avenir, esquissait le drame nouveau^ romantique "^, admettant le mélange de la familiarité et de la noblesse

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