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dans le langage et l'esprit d'un seul personnage *, admettant l'union du comique et du tragique dans la même pièce -, l'emploi des fous de cour ■', recommandant la fidélité historique, sans la faire consister dans la vérité des costumes \ reconnaissant enfin dans Shakspeare le maître du théâtre.
Trois choses pourtant ont nui, croyons -nous, à l'intluence de Schlegel en France, et empêchent de reconnaître en lui le vrai théoricien du romantisme. Comme tous les étrangers, il ue peut comprendre complètement notre théâtre. C'est ainsi qu'il refuse à Corneille l'intelligence et le sentiment de l'amour-'; tout en reconnaissant en général la supériorité de Racine sur Pradon '\ il trouve la Phèdre de ce dernier supérieure en certains points au chef-d'œuvre de Racine '. Il sent et comprend si peu une pièce française, qu'il dit à propos de Bérénice : « Le principal défaut de la pièce est, selon moi, le rôle importun d'Antiochus ^. »
On peut même dire qu'd ne comprend pas le théâtre, qu'il n'en est pas un véritable amateur, puisque il ne croit pas que l'illusion soit possible, fût-ce quelques instants '^
Enfin, tout en reconnaissant quelques traces de