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raies; que chaque sujet a besoin de règles particulières^; qu'une révolution est donc nécessaire. Tout en préférant pour son compte personnel la tragédie ~, il prédit le drame de 1830 : « Les hommes nés avec du génie en viendront à la fin à s'indigner des entraves qui les empêcheraient de rendre fidèlement les conceptions où ils verraient leur gloire et les progrès de l'art ^. » La révolution qu'il pressentait n'était pas pour l'effrayer : « Où s'arrêtera-t-on? On n'ira pas trop loin ; la nature y a pourvu; elle a posé des bornes, et l'art du poète consiste à les connaître ''. »
Ces idées, exprimées dans un excellent style, devaient se répandre en France pour deux raisons : elles venaient d'un étranger; cet étranger témoignait, pour la France et sa littérature, une admiration sincère, une réelle affection ^.
Avec Stendhal, le progrès des théories romantiques s'arrête un instant : la confusion commence. Le livre d'H. Beyle, <( Racine et Shakspeare », appartient à la catégorie des livres trop loués qui ménagent une déception au lecteur. Son moindre défaut est d'être original. Stendhal se vante presque de n'être qu'un traducteur ^. Assurément il a beaucoup emprunté à Johnson ", à Schlegel ^, à Manzoni ^.