‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 65 sur 256 · Ibkl., t. lY, p · texte numérisé non relu

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3. VArt Poétique, à l'usage du A7Z<= siècle, par Antoine Giguet, cité par le Globe, 12 août 1826.

Dieu sait où est Bonaparte. Exoriare aliquis ! ^ » Ce quelqu'un ne fut pas A. de Vigny. 11 écrivit en 1 827 , comme préftice de Cinq-Mars, des « Réflexions sin- lu Vérité dans l'Art », qui n'étaient pas destinées à faire époque. En effet, loin d'être un manifeste romantique, ces quelques pages contiennent la pure doctrine classique. En psychologie, il n'admet pas les caractères mélangés de bien et de mal : « Si un honuiie me paraît un modèle parfait d'une grande et noble faculté de l'àme, et que l'on vienne m'apprendre quelque ignoble trait qui le défigure, je m'en attriste, sans le connaître, comme d'un malheur qui me serait personnel, et je voudrais presque qu'il fût mort avant l'altération de son caractère -. » Conséquence : la « Muse » doit raconter la vie de ce personnage « selon la plus grande idée de vice ou de vertu que l'on puisse concevoir de lui, réparant les vides, voilant les disparates de sa vie, et lui rendant cette unité parfaite de conduite que nous aimons à nous représenter même dans le maP».

En histoire, « l'art ne doit jamais être considéré que dans ses rapports avec la beauté idéale. Il fiiut le dire : ce qu'il y a de vrai n'est que secondaire, c'est seulement une illusion de plus dont il s'embelht, un de nos penchants qu'il caresse. Il pourrait s'en passer, car la vérité dont il doit se nourrir est la vérité d'observation sur la nature humaine, et non l'authenticité du fiiit. Les noms des personnages ne font rien à la chose '. » De pareilles

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