M. Biré, Victor Hugo avant 1830, p. 431, sqq
3. Sans compter les esprits de transition, comme Nodier. Le Globe disait excellemment : <' C'est l'exposition d'une nouvelle poétique de drame. Je dis nouvelle, quoique beaucoup d'idées qui sont aujourd'hui à la mode, s'y trouvent reproduites. » 6 décembre 1827.
A. Histoii'e du romantisme (Charpentier, 1884), p. 5,
siasme est le même chez les plus humbles soldats de l'armée romantique : un perruquier se suicide en laissant ce testament : « A bas les Vêpres siciliennes, et vive Gromwell ^ »
Un lecteur plus calme constatera qu'il y a, dans la préface, trois parties bien distinctes : des imitations, des erreurs originales, des vérités nouvelles.
Chateaubriand, le seul contemporain qni soit cité par son nom, et fort respectueusement -, fait encore sentir son influence : c'est l'esprit plein du Génie du Christianisme, que V. Hugo écrit : « La Bible, ce divin monument lyrique, renferme, comme nous l'indiquions tout à l'heure, une épopée et un drame en germe, les Rois, et Job ^. » Le sentiment religieux devient pour V. Hugo comme pour Chateaubriand la source de la poésie lyrique^; et, plus spécialement, le christianisme donne à la littérature un genre nouveau, le drame ''; un sentiment nouveau, la mélancolie ^. Manzoni peut réclamer comme sienne cette idée que, « il n'y a ni règles ni modèles ; ou plutôt il n'y a d'autres règles que les lois générales de la nature qui planent sur l'art tout entier, et les lois spéciales qui, pour chaque composition, résultent des conditions propres à chaque sujet ~ ». Le poète « a pour habitude de suivre à tout hasard ce qu'il prend pour son inspiration et de changer de
■1. J. Jaiiin, Histoire de la littémtwe dvanvttique, t. ÏU, p. 209.
2. « On quittera, et c'est M. de Cliateaubriand qui parle ici, etc. », p. 7o. Magister dixit.