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moule autant de fois que de composition ^ ». Quant à Stendhal, il a légué à V. Hugo, outre sa haine pour La Harpe ~, quelques plaisanteries sur les périphrases de la tragédie impériale ^ une protestation contre le « bégueulisme » qui devient la « bégueulerie "^ », et la condamnation, peu sincère au fond, de la tirade ^. V. Hugo répétera encore, après Stendhal, qu'il ne faut imiter personne, pas même Shakspeare ^ qu'il faut un théâtre nouveau pour la génération qui a vu Napoléon : « La queue du xvnf siècle traîne encore dans le dixneuvième; mais ce n'est pas nous, jeunes hommes qui avons vu Bonaparte, qui la lui porterons ". » Seulement le disciple va un peu plus loin que le maître, et ne semble pas éloigné de croire que Napoléon a été un précurseur du romantisme ^
Enfin, V. Hugo reconnaît, en tète de son étude sur les unités, que « des contemporains distingués, étrangers et nationaux, ont déjà attaqué, et par la pratique, et par la théorie, cette loi fondamentale du code pseudoaristotélique ^ ». Finalement, V. Hugo doit à ses prédécesseurs un dernier avantage : il plaide une cause gagnée d'avance : il reconnaît qu'il écrit pour « ce public dont l'éducation est si avancée, et que tant de remarquables écrits, de critique ou d'applica-