‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 69 sur 256 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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cation , livres ou journaux , ont déjà niùri pour l'art 1 ».

Même quand il répète, V. Hugo est original, par sa forme : il traduit en images brillantes des idées quelquefois obscures; et l'on peut penser de cette préface ce que Vigny disait, en général, à propos du style : « La société sent de vagues besoins et de vagues désirs. Si une pensée nous satisfait, c'est par sa forme qu'elle -excite l'enthousiasme et se perpétue. Cette forme est l'œuvre et la propriété de l'auteur, qui lui seul est créateur ^. »

V. Hugo fit oublier ses prédécesseurs : la Gazette de France, qui s'indigne de l'éloge de Shakspeare, inspiré par Stendhal, ajoute : « Les personnes qui ne partageront pas les idées émises dans ce dernier passage... ne pourront au moins en contester la nouveauté. C'est pour la première fois, sans doute, qu'on a imaginé de mettre l'auteur de quelques drames spirituels et libertins sur la même ligne que Molière et Corneille ^ » C'était là le résultat ordinaire de ses préfaces, écrites en un style violent, mais superbe : « Elles lui ont joué le mauvais tour de ces costumes étranges qui, signalant dans la bataille le soldat qui les porte, lui attirent tous les coups'*. ))

En majeure partie, du reste, cette préface est originale. En particulier, quelques erreurs commises par le poète encore jeune lui sont bien personnelles. Pour

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