‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 70 sur 256 · Préface, p · texte numérisé non relu

Préface, p

prouver deux ou trois idées générales, fort inutiles, V. Hugo invente une nouvelle histoire littéraire.

Faut-il démontrer que l'épopée remplit la littérature antique? Pindare devient « plus épique que lyrique », Hérodote « est un Homère ^ », le chœur n'est plus qu'une inutilité dans la tragédie grecque ~.

Pour nous convaincre que dans tout pays le lyrisme précède toujours l'épopée, qui est toujours suivie du drame, Chapelain deviendra un véritable poète épique, et la Pucelle, quoique publiée en 1656, précédera le Gid, Horace, Ginna et Polyeucte : « En France, Malherbe avant Ghapelain , Chapelain avant Corneille ^. »

Pour prouver que le christianisme est bien une religion littéraire, qu'il a révélé au monde le comique, le laid, le grotesque, en un mot, pour escamoter toute la comédie antique, il ne faut à V. Hugo qu'une métaphore et une comparaison : « A côté des chars olympiques, qu'est-ce que la charrette de Thespis? Près des colosses homériques, Eschyle, Sophocle, Euripide, que sont Aristophane et Plante? Homère les emporte avec lui, comme Hercule emportait les Pygmées, cachés dans sa peau de bon ^ »

Et le pire, c'est que le poète croit raisonner : il trouve qu'il serait « ridicule de mêler les fantasques rapprochements de l'imaafination aux déductions sévères du raisonnement ^ ».

d. Préface, p. ^0.

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