‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 71 sur 256 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

i.lbid.,p. \9.

K. Ibid., p. 28.

LES THÉORICIENS DU ROMWTISME f^T

Il est inutile du reste créiiumérer toutes ces eri'eurs ' : V. Tlugo, en écrivant sa préface, a été plus poète (pie prosateur; en proie à une sorte de fièvre lyrique, il a rédigé, en style d'oracle, la nouvelle religion littéraire : bacchatur vates.

Cette fougue entraîne Fauteur, même lorsqu'il arrive à la partie sérieuse et raisonnée de sa préface : la théorie du grotesque.

Qu'entend-il parla? Sans définir le mot, il fait comprendre la chose : « D'une part, il (le grotesque) crée le difforme et l'horrible; de l'autre, le comique et le bouffon -. » Je ne crois pas pourtant que l'on puisse distinguer ici le créateur de sa création; voici plutôt la vraie pensée du poète : le grotesque, c'est ou le difforme et l'horrible, ou le comique et le bouffon.

Sans critiquer l'histoire du grotesque tentée par V. Hugo (puisqu'il s'agit avant tout de l'avenir et non du passé de la littérature), voyons quel parti il prétend tirer de cet élément nouveau.

Le grotesque, existant dans la réalité, doit se retrouver dans le drame, parce que « tout ce qui est dans la nature est dans l'art " ». Cet axiome n'est ni d'un réaliste, ni d'un « naturiste » ; car Y. Hugo ajoute a qu'il faut reconnaître, sous peine de l'absurde, que le domaine de l'art et celui de la nature sont parfaitement distincts ^ ». Il le prouve, sinon par une idée, du

1. Citons pourtant un raisonnement singulier sur les règles : l'unité d'action « exclut les deux autres. II ne peut pas plus y avoir trois unités dans le drame que trois horizons dans un tableau ». (P. 38.)

Page 1