‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 72 sur 256 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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moins par une image : « Le drame est un miroir où se réfléchit la nature. Mais, si ce miroir est un miroir ordinaire, une surface plane et unie, il ne renverra des objets qu'une image terne et sans relief, fidèle, mais décolorée : on sait ce que la couleur et la lumière perdent à la réflexion simple. Il faut donc que le drame soit un miroir de concentration qui, loin de les affaiblir, ramasse et condense les rayons colorants, qui fasse d'une lueur une lumière, d'une lumière une flamme K » En d'autres termes, l'art est la nature modifiée par le génie.

D'après ce principe, quelle importance le grotesque doit-il avoir dans le drame?

D'abord, quelle place doivent laisser au sublime le difforme et l'horrible? V. Hugo croit qu'au xvi*' siècle on est allé trop loin ~, jusqu'à faire prédominer le grotesque sur le sublime ; mais « le type du beau reprendra bientôt son rôle et son droit, qui n'est pas d'exclure l'autre principe, mais de prévaloir sur lui. 11 est temps que le grotesque se contente d'avoir un coin du tableau ^. . . »

Quant au comique et au bouffon, ils ne seront plus relégués dans un genre à part; ils feront irruption dans la tragédie; ainsi, au heu d'avoir d'une part, « des abstractions de vices, de ridicules; de l'autre, des abstractions de crime, d'héroïsme et de vertu », on aura « quelque chose à représenter, l'homme; après ces tragédies et ces comédies, quelque chose à faire, le

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