‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 74 sur 256 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

4. (( Le but de l'art est presque divin : ressusciter s'il fait de l'histoire; créer s'il fait de la poésie. » Préface, p. 48.

Mais, d'un autre côté, nous voyons le poète préférer les époques obscures, où, nul document contemporain n'éclaircissant les choses, « la liberté du poète en est plus entière, et le drame gagne à ces latitudes que lui laisse l'histoire ^ ». Mêmes contradictions dans les notes de la préface ; elles nous apprennent à la fois que « il est peu de vers de cette pièce qui ne puissent donner lieu à des extraits d'histoire, à des étalages de science locale », et que, « dans les œuvres d'imagination, il n'est pas de 2^^èces justificatives - ». Il faut se garder, dit V. Hugo, de chercher de l'histoire pure dans le drame, fût-il historique; et pourtant « on est étonné de lire dans M. Gœthe les lignes suivantes : « Il n'y a point à « proprement parler de personnages historiques en « poésie. » — On sent où mènerait cette doctrine, prise au sérieux : droit au faux et au fantastique ". »

Ne nous étonnons pas de ces contradictions, de cette obscurité sur un détail : dans l'ensemble, la préface est confuse, lorsqu'elle affirme; elle n'est précise que dans ses négations. Nous constatons, pour les théories du romantisme, ce que nous avons annoncé pour sa pratique : les romantiques veulent détruire, faire autre chose que ce qui existe. Ont-ils l'intention de composer une poétique nouvelle? Non pas : ils veulent surtout renverser l'ancienne. V. Hugo « a d'abord eu bien plutôt l'intention de défaire que de faire des poétiques '^ ». a Ce qu'il faut détruire avant tout, c'est le

d. Préface, p. 03.

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