‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 75 sur 256 · Ibid., p. 550 oo · texte numérisé non relu

Ibid., p. 550 oo

i. Préface, p. 59.

vieux faux goût. Il faut on ch'rouiller la littérature actuelle ^ » Cette préoccupai ion est générale : « Tout le monde était d'accord sur un point, c'est que, si l'on ne savait pas encore ce qu'on voulait, on savait an moins ce dont on ne voulait plus -, »

Sur un point seulement Victor Hugo se sépare du romantisme naissant : son instinct de poète l'emporte sur la logique du système négatif, et, (pioique la tragédie soit en vers, Victor Hugo ne conclut pas avec Stendhal que le drame doive être en prose : « Si le faux règne en effet dans le style comme dans la conduite de certaines tragédies françaises, ce n'était pas aux vers qu'il fallait s'en prendre, mais aux versificateurs. Il fallait condamner non la forme employée, mais ceux qui avaient employé cette forme; les ouvriers, et non l'outil ■'. » '

Sauf cette exception unique, la préface était une arme de combat '; elle pouvait détruire, mais non pas fonder; car, si nous essayons de condenser ces formules nuageuses, voici quelle doit être, pour arriver à l'unité dramatique, la marche à suivre : en parcourant tout l'espace nécessaire, eu vivant devant nous tout le temps ({u'il faudra, des personnages nombreux, ayant la grandeur épique et le sonffle lyri([ue, unissant les défauts et les faiblesses physiques aux qualités et aux beautés morales, mêlant dans leurs propos et dans leurs

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