‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 76 sur 256 · Préface, p · texte numérisé non relu

Préface, p

4. Dans celte bataille, personne, je crois, ne (it remarquer une contradiction pourtant singulière entre les idées de la préface de Cro)iiwcll, et les théories de la préface des Odes (février 1824), préface dans laquelle V. Hugo se posait en conciliateur.

actes le sublime au grotesque, devront collaborer à une action simple qui donnera aux spectateurs l'illusion de la nature, de la réalité.

Tel est le drame défini par le poète ; sa raison vaut moins que son imagination, car voici le drame qu'il rêve : « C'est une grande et belle chose que de voir se déployer avec cette largeur un drame où l'art développe puissamment la nature, un drame où l'action marche à la conclusion d'une allure ferme et facile, sans diffusion et sans étranglement; un drame enfin où le poète remplisse pleinement le but multiple de l'art, qui est d'ouvrir au spectateur un double horizon, d'illuminer à la fois l'intérieur et l'extérieur des hommes K » Mais que valent, en matière de théâtre^ les imaginations ou les rêves? Au fond, Victor Hugo devait se rendre compte que toutes les poétiques peuvent se résumer dans un mot : ayez^du talent. « Dans des questions de ce genre, il n'y a qu'une solution. Il n'y a qu'un poids qui puisse faire pencher la balance de l'art, c'est le génie '^ »

i. Préface, p. 48, 49.

Page 1