‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 79 sur 256 · Revue française, t. IV, p. MO · texte numérisé non relu

Revue française, t. IV, p. MO

i. Globe ^ 14 janvier 182G.

tellement besoin d'un drame qui fasse époque, que le Globe salue « Trente ans ou la Vie d'un joueur » eomme le coup de grâce de la tragédie : « Le mélodrame la tue, le mélodrame libre et vrai, plein de vie et dÏMiergie, tel que le fait M. Ducange \ » Même le Henri III, de Dumas, quoique bien supérieur, ne fut pas le coup de tonnerre attendu ~. La pièce plut, mais ne fut pas un succès décisif^; elle était en prose : séduits par la préface de Gromwell, les jeunes gens voulaient un drame en vers.

Les romantiques en étaient encore à attendre leur chef-d'œuvre. C'est au milieu de cette attente générale des amis, des ennemis, qu'Hernani apparut. De bonne ou de mauvaise grâce tout le monde est obligé de reconnaître le succès de la pièce : « Les spectateurs étaient au niveau des acteurs, qui ont joué comme des épileptiques '*. » C'est qu'en effet Hernani était le sauveur promis et attendu : « On demandait aux romantiques un succès : M. Victor Hugo vient de répondre. La carrière est ouverte ^. »

L'enthousiasme fut tel que Ton songea à comparer les débuts du jeune poète à ceux de Corneille : «. Pour cette génération, Hernani a été ce que fut le Cid pour

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