Traité général, p. llu
En réalité, l'alexandrin de Racine présentait donc au moins quarante-deux combinaisons de rythmes : c'était, ce semble, une flexibilité suffisante pour qu'il pût suivre la pensée sans la gêner. Pourtant les romantiques le trouvèrent trop raide encore, et le brisèrent pour l'assouplir. En fin de compte, la révolution accomplie, on put compter jusqu'à treize rythmes nouveaux K
Sur ce point, la victoire des romantiques fut décisive, parce qu'elle fut modérée : ils n'abusèrent pas, en général, de la suppression de l'hémistiche.
Le plus audacieux fut A. de Vigny, qui, dans son More de Venise, semble éviter de se soumettre à l'ancienne loi :
L'île a de bons chefs; mais l'opinion publique... Je n'en suis pas moins tout aux ordres de Venise... ^ Discipline ou rang, tout peut être votre texte 3. Ma barque voguera seule, et je suis sauvé *, etc.
Dans Hernani, au contraire, il y a plus de cent pages où l'on ne trouverait pas une seule infraction à la règle de l'hémistiche.
Dans Christine, des vers comme le premier de la pièce :
Cher Descartes, je suis heureux, sur ma parole,
sont de rares exceptions.
L'effort des romantiques porta principalement sur la