‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 85 sur 256 · Christine, a. I, se. i · texte numérisé non relu

Christine, a. I, se. i

A. Ibid., a. II, se. vi. « Nul cœur n'est plus exempt d'envie que le mien. J'écoutai donc ce premier acte {Marion Delorme), avec une pro-

sauf Dumas, dis-je, nous voyons A. de Vigny et Victor Hugo, sans proscrire absolument l'inversion, l'éviter cependant; leur vers est « plus ami de l'enjambement (jui allonge, que de l'inversion qui embrouille ^ ».

Malheureusement un nouveau danger apparaît. Un vers qui ne présente aucune inversion, qui enjambe sur son voisin, comme une ligne de prose sur la ligne suivante, est facilement « escamoté » par l'acteur, au grand désarroi de l'auditeur peu musicien : comment tîmpêcher la confusion? Uniquement par la rime.

La préface de Gromwell est un peu vague là-dessus, et se contente de préconiser un vers « fidèle à la rime, cette esclave reine, cette suprême grâce de notre poésie, ce générateur de notre mètre '^w. Sainte-Beuve est plus précis, quoiqu'en vers :

Rime, l'unique harmonie

Du vers, qui, sans tes accents

Frémissants Serait muet au srénie ^.

En effet, puisque à la monotonie apparente de l'alexandrin succédait la variété un peu déconcertante quelquefois du vers romantique, la rime devenait Tunique harmonie de la poésie. Plus le rythme était relâché, plus la rime devait être sévère. Il fallait donc d'abord que la rime portât sur un mot important, néces-

fonde admiration, mêlée, cependant, de quelque tristesse : je sentais que j'étais loin de cette forme-là, que je serais longtemps à y atteindre, si j'y atteignais jamais. » Dumas, Mémoires, t. V, p. 2S8.

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