Ibid., t. II, p
S. Ibid., t. X, p. 204. Peut-être est-ce une faute d'impression.
Enfin, A. Dumas a proposé, sans succès, deux mots : « tortureur et tenailleur ' » .
Des drames qui présentent de pareilles taches sont peu durables. Quand ils ont lassé le public et ne trouvent plus de spectateurs (ce qui arrive fatalement à toute œuvre de théâtre), ils ne peuvent retenir le lecteur par la pureté, l'honnêteté du style. Enfin, troisième et dernier inconvénient de la prose dans le drame : si l'on traite un sujet auquel le vers ne peut s'adapter, auquel la prose seule convient, il faut en conclure que dans ce sujet, situation, personnages, idées, tout est prosaïque. C'est donc faire descendre l'art, et l'auteur de la préface de Cromwell l'avait bien compris : « L'idée trempée dans le vers prend soudain quelque chose de plus décisif et de plus éclatant. C'est le fer qui devient acier. » — La prose « a les ailes bien moins larges. Elle est ensuite d'un beaucoup plus facile accès ; la médiocrité y est à l'aise; et, pour quelques ouvrages distingués, comme ceux que ces derniers temps ont vu paraître, l'art serait bien vite encombré d'avortons et d'embryons -. » En un mot, il redoutait pour le romantisme ce qu'on a appelé d'un mot qui manquait à la langue : l'invasion de la Pambéotie. Il ajoutait, du reste, avec une indulgence
1. Théâtre, t. X, p. 262 ; t. XX, p. 179. Uumas reconnaissait, avec une bonne foi parfaite, l'infériorité de son style; il disait en parlant de sa pièce de Heiiri III : h Qu'un critique consciencieux la prenne et la soumette au plus sévère examen : il y trouvera tout à reprendre comme
style » Mémoires, t. V, p. 81. On pourrait trouver même dans ses
vers certaines incorrections :
Il est en attendant
Le combat que l'Anglais oifre...
(T. Il, p. 270.)