Préface, p
HERNAXI 115
aimable pour ses émules : « Que le drame soit écrit en prose, ce n'est là qu'une question secondaire *. »
A l'introduction de la prose ou du vers plus libre h' dialogue a incontestablement gagné. Il peut passer facilement des familiarités de la causerie aux sublimités du dialogue cornélien. De jeunes Romains peuvent discuter avec le « tonsor Bil)ulus » , sur la coiffure à la mode.
Bibulus, donne-moi la piiico et le miroir, Et je m'épilerai moi-inêinc. — Sans rasoir? — Sans l'asoir. cic. -
Ce vers brisé qui peut être familier, spirituel, et qui fait rire, devient noble, passionné, et nous émeut dans les Burgraves.
Si j'étais cet enfant, si vous étiez mon père"? —
(àpart.) Dieu ! (haut.) La douleur, Otbert, l'égaré et t'exaspère.
Tu n'es pas cet enfant! Je te le dis ! — Pourtant
Souvent vous m'appelez « mon fils! » — .le t'aime tant!
C'est riiabitudc; et puis, c'est le mot le plus tendre, etc. *
On ne trouve pas uniquement dans le drame ce dialogue coupé, ces répliques brèves. Souvent la pensée du personnage dramatique se développe longuement, lentement, comme la pensée du héros tragique. Sur ce point le drame recommence la tragédie.
La condamnation de la tirade, prononcée par Stendhal et ratifiée par la Préface, n'est admise dans la pratique