‹ De la conventions dans la tragédie classique et dans le drame romantiqueChapitre 99 sur 256 · Mavvchule cVAiicrc, a. Il, se. iv · texte numérisé non relu

Mavvchule cVAiicrc, a. Il, se. iv

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lorsqu'il s'agit de faire la leçon à un roi, la tirade s'allon2:e étoinianiment. Le vieux duc énumérant ses aïeux au roi Charles ' ; le marquis de Nangis prêchant la clémence à Louis XIII ~; M. de Saint-Vallier donnant à F'rançois I" une leçon d'honneur-', parlent avec autant de longueur et d'invraisemblance que le plus loquace des orateurs tragiques.

Il faut pourtant noter sur ce point un progrès : quelquefois ces longs couplets, que le mutisme de l'auditeur fait ressembler trop souvent à un monologue, s'animent et deviennent dramatiques, grâce à de brusques et fréquents changements dans l'esprit de celui qui parle; ce sera la prière de la maréchale à Isabella '^ ; les imprécations de Triboulet contre les courtisans ^; le grand discours de Ruy Blas aux ministres ^.

Citons enfm, pour être complet, une dernière innovation. La foule elle-même parle ', rarement, il est vrai : deux fois dans Cromwell '', une fois dans la Maréchale d'Ancre^. .•*•«- r^#uo«<

En somme^ nous constatons une modification plutôt qu'un progrès; sans doute le drame conserve le dialogue tragique avec ses nuances; il en ajoute même quelques-unes; mais l'intérêt psychologique est moins recherché : très souvent, trop souvent, le dramaturge

i. Hcrnani, a. III, se. vi.

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