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un service international: quelque chose comme une compagnie internationale de transports officiels postaux.
On aurait pu croire que cette unification n'aurait fait que s'accentuer, ce fut tout le contraire qui arriva. En Allemagne, dès le commencement du dix-septième siècle, certains États voulurent avoir leurs postes particulières. Il y eut des luttes parfois très vives entre de petits États allemands et les postes impériales ; celles-ci finalement durent le plus souvent céder : il en fut notamment ainsi en Brandebourg, d'assez bonne heure {1).
En Bavière, il y eut des alternatives ; finalement en 1783, un rescrit de l'électeur rattacha tout le service à son ministère des affaires étrangères. On en arriva au commencement du dix-neuvième siècle à compter dans toute l’Allemagne trente administrations postales indépendantes (2).
En Belgique, il y avait eu dès le début des luttes assez violentes entre le nouveau service et les anciens messagers des corporations etdes villes. Ceux-ci auraient voulu réduire les postes royales au transport des seules correspondances internationales. Au dix-huitième siècle, il y avait concurremment les postes royales, les messagers et les voitures publiques transportant des lettres en fraude, malgré les réclamations des princes de Taxis (3).
En Espagne, le privilège des comtes de Villemediosa fut racheté en 1706 (4).
Ce peu de succès du premier service international, ou,
si l’on aime mieux, cet arrêt dans son développement
(4) Franck, Histoire des postes allemandes (Union postale, 1878, p.158).
(2) Franck, ibid. (Union postale, 1878, p. 159).
(3) Wauters, Les postes belges avant la Révolution française (Union postale, 1882, p. 143, 145).
(4) Histoire des postes d’Espagne (Union postale, 1882, p. 75).