‹ De La Correspondance Postale et Télégraphique Dans Les Relations InternationalesChapitre 23 sur 78 · STONE · texte numérisé non relu

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On conçoit dès lors que tous les petits États allemands aient eu à cœur d’avoir un service postal à eux. Il en résulta, nous l'avons vu, qu'au commencement du dix-neuvième siècle, on comptait en Allemagne jusqu’à trente administrations postales distinctes.

C’est précisément à ce moment que pour la première fois apparaît nettement l'idée de l'unité de l'État allemand ; la conséquence fut qu’au commencement de 1805, comme le remarque Roscher {1}, on revint à l'unité de service et au monopole de la famille de Tour et Taxis ; on reconnut que le morcellement précédent nuisait à la rapidité et à la sureté des communications (2).

J1 ne faudrait pas déduire de tout ceci que l'institution de François de Taxis ne présente aucun intérêt, au point de vue du transport des correspondances internationales. Nousavons voulu simplement montrer quelle distance séparait le service organisé par lui de ce que nous entendons maintenant par service international, ce qui pour nous est synonyme de service unifié et univeïsalisé.

Les postes des Taxis présentent ce très grand intérêt de nous montrer pour la première fois un service s’occupant de correspondances à destination des pays étrangers reconnu comme service officiel. En ce sens il est un progrès sur le service de la hanse qui, du jour où il fut organisé par les villes, déclina et tomba à rien. Son histoire met en présence les deux tendances que l'organisation actuelle a conciliées dans la mesure du possible, àsavoir : la tendance de chaque État àne pas permettre qu’un autre que lui s'oc-

cupe de son administration interne et la tendance opposée

(1) Roscher, Geschichte des national œkonomie in Deutschland, p. 725. (2) Les idées étaient encore incertaines cependant. Le Hanovre, la Prusse, le Wurtemberg et en 1808 la Bavière ont des services distincts.

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