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qui, au contraire, pousse à une réglementation uniforme et débarrassée d'entraves dans le but de faciliter les opérations commerciales.
François de Taxis, en organisant son système de courriers, fit œuvre d'homme éminemment pratique ; le traiter d'homme de génie, le comparer à Christophe Colomb, c'est pourtant aller peut-être un peu trop loin {1}.
D'après tout ce qui précède, on peut se convaincre que les essais et les idées de service de correspondances internationales datent de loin. Il nous reste pour terminer ce chapitre à essayer de faire un tableau d'ensemble de l’état desrelations postalesinternationalesavantle dix-neuvième Siècle,
Dès la fin du quinzième siècle, on voit des États conclure de véritables traités de poste, des souverains s'occupent de réglementer le passage des courriers étrangers sur leur territoire. La caractéristique de ces relations, c'est l'ignorance absolue de ce que nous appelons le service de transit. Le courrier qui part d’un pays va jusqu'à destination avec les correspondances à lui confiées, tandis qu'avec le système du transit chaque État organise chez lui le service pour ses correspondances et se charge en outre du transport de celles venant des pays étrangers, soit pour rester chez lui, soit même pour aller plus loin ; le tout sauf règlement de comptes.
L'article 10 de l'ordonnance de Louis XI du 19 juin
(1) Les postes des Taxis ont subsisté jusqu’au xrxe siècle. Ce n'est que le 13 juillet 1867 que l’administration des postes féodales de Taxis a été réunie à celle de Berlin.