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seuls s’en plaindraient, mais ils collectionneraient autre chose ou trouveraient une occupation facilement aussi utile.
Il y à enfin un dernier point où l’uniformité se fait peu à peu. C’est en ce qui concerne la responsabilité. L'uniformité n'existe que pour certaines dispositions très générales ; pour le reste il faut se reporter à la législation de chaque Etat. Il n'y a pas lieu de s’en étonner. S'il y a une matière où l'unité absolue ne soit pas possible, c'est bien celle-là ; il faut en effet tenir compte des différences de mœurs, d'habitudes ou d’usages des pays contractants.
Ceci n’est qu'une esquisse de ce qu'est le service postal international. Il faudrait, pour étudier les divers engrenages de cette vaste machine, beaucoup plus de temps et d'espace qu'il ne conviendrait d'en employer ici. Ce que nous venons de voir, c'est le dernier terme de l’histoire de la poste, ou plutôt c'en est le terme actuel, car l’évolution n’est pas terminée. Sur certains points, on est dans un état transitoire, cela est manifeste s’il s’agit de la répartition des taxes, des arrangements accessoires ou de la question de responsabilité.
A travers cette masse énorme d'essais de services privés ou officiels, depuis ceux des marchands ou ceux de Cyrus, à travers les règlements, les ordonnances, les traités, les conventions d'union, les travaux des congrès,
la troisième (taxe ordinaire des mandats de poste) on suit les règles concernant l'échange des mandats.
6° Livrets d'identité. — Il n'y a lieu du fait de la vente des livrets À aucun décompte entre les administrations.
on voit toujours se manifester la marche en avant dans la voie du progrès, dans la voie du plus grand perfectionnement des caractères que doit avoir tout service de transport de correspondances.
La poste est aujourd’hui plus que jamais un rouage essentiel dans le grand mécanisme du commerce international ; elle fait partie de notre vie qu'elle a étendue au delà des frontières de chaque pays. À supposer que du jour au lendemain, par le fait d'on ne sait quelle grève des services, la poste se trouve tout d’un coup arrêtée, tout le monde aurait l'impression d'un vide immense ; les relations de famille ou d’affaires se trouveraient arrêtées ou tout au moins ralenties. La poste, telle qu’elle est maintenant, telle qu'elle tend de jour en jour à devenir, n’est rien, car on ne suppose même pas qu'elle puisse s'arrêter ; elle est tout, car sans elle il n'y aurait pour ainsi dire plus de vie internationale.
Il y a cependant un mode de transport des correspondances plus rapide que la poste. C’est le télégraphe et c’est de lui qu'il nous reste à parler.