LEO VE
à ces journaux de faire trop peu de part aux questions proprement juridiques (1) et même de n'en pas traiter du tout. Il est certain que cela leur ôte de l'intérêt, mais euxmêmes se sont expliqués sur ce point et ont dit plusieurs fois qu'ils écartaient tout ce qui pourrait ressembler à une appréciation critique des législations existantes, à cause de la situation particulière des bureaux internationaux ; ceux-ci doivent, en effet, éviter tout ce qui pourrait froisser certaines administrations (2).
Voilà les fonctions analogues des deux bureaux; voici maintenant les particularités. Toujours en tant que service central de renseignements, le bureau international des administrations télégraphiques doit dresser une carte des relations télégraphiques (Règl., zxxxur, n° 4). Ilen a déjà dressé trois : l'une comprenant seulement les grandes communications ; les deux autres plus complètes et comprenant l'une le réseau européen, l'autre le réseau extraeuropéen.
De même ce bureau doit dresser un vocabulaire de mots qui seront seuls admis dans les télégrammes privés en langage convenu. C'est là un travail considérable, étant donné que les mots devront être empruntés aux langues allemande, anglaise, espagnole, française, hollandaise, italienne, portugaise et latine. Cela a d’ailleurs suscité une vive opposition de la part des Etats qui ont déjà des vocabulaires, si bien que la date d'application de ce vocabulaire officiel, fixée lors de la revision de Paris (1890), ne l'a pas été de nouveau lors de celle de Buda-Pesth (1896).
Le bureau international des administrations télégraphi-
(1) Kazansky, Journal télégraphique, loc. cit., p.183. (2) V. par exemple la note publiée par l'Union postale à propos d’un article de M. Wauters (Union postale, 1891, p. 45).