Nommé par la préfecture de la Seine
Conseil général de la Seine : un des membres de l'ancienne majorité trouvait scandaleux que l'hospice dépositaire l se prêtât aux désirs des mères voulant faire baptiser leur enfant au moment de l'abandon. Un des plus naïfs du groupe prétendait qu'on voulait violer par avance la liberté de conscience du pauvre pupille en lui imprimant une marque... je ne sais pas s'il ne l'a pas dit... une tare indélébile. Or, voici la note à moi communiquée sur ce même agent qui assure à ses petits décédés un enterrement civil tout en comptant à l'État les frais d'un enterrement religieux. Il a cherché un moyen d'empêcher de baptiser sur place les enfants arrivés de Paris sans baptême, et il a cru le trouver. Quand il met la main sur un livret ne portant aucune mention, il prend sur lui d'ajouter : « a été baptisé » — dans l'espérance qu'on s'abstiendra de conférer le sacrement2.
On a lu plus haut ce passage d'une lettre où il était écrit : « On dirait que l'Assistance est hantée par une idée exclusive, la guerre au catholicisme. » Cette guerre a depuis deux ou trois ans un objectif préféré, c'est l'école. On ne veut pas seulement que les familles nourricières envoient i les enfants assistés à l'école communale : on veut qu'elles y envoient leurs propres enfants. Or, les familles — surtout celles qui ont des filles — ont