‹ De la corruption de nos institutionsChapitre 26 sur 33 · Au livre III, ch. ix, du Contrat social · texte numérisé non relu

Au livre III, ch. ix, du Contrat social

2. « Sans colonies... » créées chez lui par des populations étrangères immigrées, comme la colonie italienne à Marseille, la colonie belge à Lille, les colonies de toute origine à Paris...

mun par un mari et une femme vivant en « camarades » indulgents, aiguisent surtout chez l'un et chez l'autre les sentiments propres à chaque sexe. La divergence ne peut que s'y accentuer, tandis que la naissance des enfants fait de plus en plus converger, bon gré mal gré, vers une même fin, la plupart des projets et des rêves. On peut soutenir sans paradoxe qu'entre l'homme, en tant que homme, et la femme, en tant que femme, l'union est, en définitive, un court accident, et que la rivalité, sinon l'hostilité réciproque, est la loi. Dans les pères et mères, en tant que pères et mères, c'est l'inverse, surtout (cela va de soi) si l'idée d'une famille nombreuse est acceptée des deux parts, et si l'idée en est liée à une conception générale du devoir.

Ceux même qui affectent de ramener les sociétés humaines aux lois purement naturelles devraient raisonner ici comme raisonne, en termes parfois peu raffinés, un économiste écossais du dernier siècle i.

« Il est positif, dit -il, qu'une sorte de mariage ou d'union permanente entre personnes de sexe différent a dû s'établir dès les premiers âges de la société. Mais si nous examinons la nature de cette alliance primitive, elle nous parait presque absolument étrangère aux passions que nous considérons d'habitude. Lorsque, de la rencontre des parents, naît un enfant, on peut croire que l'in-

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